Bonsoir à tous, après quelques temps d’inactivité sur mon blog (vacances obligent!), me revoilà!
Pour bien commencer la rentrée, je vais vous parler ce soir d’un livre qui vaut le détour, un recueil de nouvelles fantastiques : Le Lamento des Ombres, par le collectif Les enfants de Walpurgis, aux éditions du Chat Noir.
Les auteurs, que vous connaissez déjà certainement, sont : Ambre Dubois, Angélique Ferreira, Marianne Gellon, Céline Guillaume, Cécile Guillot, Bettina Nordet, Stéphane Soutoul et Vanessa Terral.
Voici déjà la couverture, réalisée par l’un des auteurs, Cécile Guillot :

Présentation de l’éditeur :
Tempo sourd ou pure envolée, trille innocente ou rugissement de haine, la musique vibre à nos oreilles de ses multiples identités. Tantôt berceuse, parfois fracassante, elle n’a pas de frontières, elle ignore les bornes. Ou plutôt, elle les refuse.
L’harmonie, ce fluide évanescent de cannelle et de myrrhe qui perce jusqu’aux palissades des cultures, marche aux confins de la mortalité. Elle transgresse les limites humaines. Elle apporte l’ailleurs jusqu’à nous, nous y transporte. Elle ouvre des passages vers des mondes imperceptibles et les créatures qui y vivent. Pour la beauté, pour la musique…
Huit auteurs se sont rencontrés autour d’une poignée de notes. Certains ont pris l’immortalité en Dot majeure, d’autres un chant Fa-erique aux accents tragiques. Les restants se sont partagé des partitions en clés de Sol afin de passer une porte, une épreuve… ou la muraille dont s’entoure un cœur.
Dans ce grand opéra à huit voix, l’Histoire croise l’utopie, la fantasy médite en compagnie du fantastique romantique sur la magie et les pactes faustiens. Un arpège délicat se met en œuvre. Une mélodie douce-amère, où les ombres évoluent dans les brumes comme dans les consciences…
Le sentier du lamento vous mènera jusqu’à elles.
Mon avis :
On débute le recueil par « Maudite Sonate! » de Stéphane Soutoul. L’histoire commence en 1810, avec Joachim, un musicien qui excelle tant dans son art qu’il parvient à charmer la mort… Mais à quel prix! Ensuite, à notre époque, nous retrouvons Amandine, une jeune femme enceinte qui fuit désespérément son époux. Puis vient la rencontre de ces deux personnages que deux siècles, et tant d’autres choses, séparent. J’ai été d’emblée conquise par ce récit. La plume de Stéphane est toujours aussi fine et subtile, et l’histoire happe le lecteur pour ne le lâcher qu’à la dernière ligne…
Vient ensuite Requiem pour un songe, de Céline Guillaume. Katherine Küpper, l’héroïne, nous raconte son histoire, sa vie de musicienne de renommée, et puis, surtout, de quelle étrange manière sa passion pour le violon lui est venue. J’ai beaucoup aimé le style de cette auteure que je ne connaissais pas, ainsi que la fin de la nouvelle, tout à fait inattendue.
Puis That’s a Long Way to Hell de Marianne Gellon. On suit alors le personnage principal, guitariste et chanteur d’un groupe de rock, qui connaîtra le succès, puis la déchéance. Ce récit, m’a évoqué, sous certains aspects du moins, ceux de Poppy Z Brite. La décadence, les peurs, et les obsessions du héros y sont fort bien décrites et le style est fluide et très agréable.
Song to the Siren de Cécile Guillot, nous entraine dans le monde de la musique métal. Marion, ingénieur son, va faire la rencontre d’Aysun, une jeune chanteuse à la voix si sublime qu’elle en est presque envoûtante, et de son groupe. Ensemble, ils se feront une place de premier plan dans ce milieu. Mais le passé d’Aysun est empreint de tant de mystères qu’il finira par la rattraper… Un conte sombrement poétique qui dépeint très bien cet univers si particulier.
Les Flûtes enchantées de Vanessa Terral, démarre lors d’une soirée chez Hervé Lescureuil, une soirée qui sera fatale pour ce dernier. Puis, on découvre Virginie Gauthier, une jeune femme liée par un obscur secret à cet homme qui était un parent. Elle se verra contrainte de quérir l’aide d’Héliante, consultante en affaires occultes… Un univers riche et fabuleux et un rythme effréné, le tout mené par une très jolie plume, à la fois élégante et savoureuse.
Puis, La chorale du temps, d’Ambre Dubois nous conte l’histoire d’Eric, jeune élève musicien, et de sa rencontre avec Hermann, un homme fier et fortuné, qui lui fera une requête pour le moins singulière. L’ambiance confinée et mystérieuse de ce récit m’ont séduite, j’ai découvert cette auteure et je ne pense pas m’arrêter là.
Salve Regna Stellarum d’Angélique Ferreira nous emmène au pays des elfes. Till est le fils du chef des elfes et doit se soumettre au traditionnel rite de passage, la chasse au cerf blanc, pour devenir enfin un adulte. Cette nouvelle m’a un peu moins plue que les autres car le genre n’est pas vraiment celui que j’affectionne.
Et, pour conclure, La clef musicale, de Bettina Nordet, raconte l’histoire d’un certain Leonardo, et de son étonnante rencontre avec Loriel, l’ange de la mort, une nuit de juin 1474, ainsi que celle, alternativement, d’Aure, enfant du siècle des Lumières. J’ai dévoré cette nouvelle qui m’a totalement embarquée. Le style de l’auteur est recherché et fluide, et les éléments historiques, mêlés au fantastique, lui donnent une tonalité des plus originales.
Bref, je recommande Le Lamento des Ombres à tous lecteurs friands de littérature fantastique et d’ambiances sombres et mystérieuses!
http://www.editionsduchatnoir.com/
11 septembre 2011 par georgia | Aucun commentaire »